Action Altitude s’est engagée dans une politique de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) afin d’affirmer que l’entreprise doit inclure dans sa gestion des valeurs sociales, environnementales et économiques en interagissant avec son environnement et donc que l’entreprise n’est pas qu’un centre de profit.

La sécurité : l’ADN des cordistes

Les plans de prévention ne sont pas élaborés uniquement pour répondre à une exigence réglementaire mais ils sont conçus comme un moyen de faire le point avant une intervention, de réfléchir aux spécificités du chantier, d’imaginer le pire pour être prêt à tout.

Le contrôle des EPI (Equipement de Protection Individuel) est réalisé selon les recommandations des fabricants et de manière approfondie tous les ans et de manière préventive tous les trimestres. Sont mis au rebut tous les matériels présentant une marque suspecte de dégradation, dont la date de péremption intervient durant le trimestre et ayant subi un traumatisme quelconque lors d’un chantier. Les EPI sont stockés selon les instructions des fabricants.

Le respect de la politique sécurité de la société est encouragé à divers moments : lors de la mise en sécurité des chantiers, par des contrôles réguliers du chef de chantier et lors de la clôture du chantier. De cette manière, Action Altitude privilégie les échanges de bonnes pratiques et sensibilise ses collaborateurs sur les comportements de sécurité.

L’implication et la motivation des techniciens

Lors de la préparation du chantier, une autonomie est laissée aux techniciens afin qu’ils proposent leurs visions de l’organisation du travail, de la mise en sécurité, de l’organisation des points d’accroche, …

En fin de chantier, lors du rangement du matériel, le chef de chantier et si possible un autre représentant de la société organisent un débriefing, même informel, afin de capitaliser sur les acquis du chantier.

Action Altitude investit régulièrement afin que les cordistes disposent d’outils efficaces pour réaliser leurs tâches. Être efficace à son poste est une des premières sources de motivation.

L’innovation

L’innovation passe par le dialogue entre les parties prenantes afin que les connaissances de chacun favorisent l’émergence de solutions innovantes. Les fournisseurs ont un rôle clé dans ce processus.

Action Altitude se tient informé des nouveautés, prend connaissance des documentations des fournisseurs.

Action Altitude fait appel à l’intérim afin de partager les pratiques de chacun au profit de tous.

L’environnement

De par son activité, Action Altitude contribue à la préservation de l’environnement. En effet, les travaux sur cordes nécessitent peu de matériel et pratiquement pas d’énergie. Une corde remplace efficacement des matériels lourds, coûteux et énergivores. De plus, notre activité consiste essentiellement à maintenir, réparer, sécuriser les bâtiments et les entreprises, donc à prolonger la durée de vie des infrastructures.

Editorial

Action altitude fut fondée par l’association d’un élagueur et d’un cordiste. Amis avant d’être associés, nous avons fédéré nos envies et nos ambitions. Au début, notre objectif était de nous épanouir dans nos métiers. Quand nous avons créé l’entreprise, nous avons vite compris que nous ne pourrions pas atteindre cet objectif sans intégrer dans notre action nos clients, nos collaborateurs et nos fournisseurs.

Produire une prestation de qualité : c’est trouver un équilibre entre le service client, la satisfaction des équipes et la maîtrise des coûts.

Pour que cette ambition ne reste pas lettre morte, nous avons voulu la transcrire dans une charte de déontologie.

Nos valeurs

Le service client : nous sommes à leur écoute pour réaliser leurs projets en intégrant leurs besoins et leurs exigences. Nous optimisons nos devis en ayant des frais de structure réduits et une organisation efficace.

La qualité : produire un résultat de qualité est la première raison qui nous a motivés pour créer notre société. Etre satisfait de notre travail.

L’innovation : en coopérant avec un réseau de fournisseurs sélectionnés et en nous tenant informés, nous sommes en mesure de vous proposer des solutions novatrices.

La sécurité : dans notre métier, la sécurité pour nous et nos clients, c’est vital, c’est notre ADN.

Obtenir la satisfaction de nos clients

Lors du premier contact, nos commerciaux sont à l’écoute. Afin de ne rien oublier et préparer dans les meilleures conditions notre réponse, ils utilisent une fiche de conduite d’entretien.

Ils définissent avec le client les délais qui vont régler notre future collaboration : planification de l’envoi de la proposition commerciale, intégration des souhaits de réalisation.

Action Altitude met tout en œuvre pour répondre aux urgences de ses clients.

La proposition commerciale se caractérise par sa clarté et sa précision. Le client doit être à même de comprendre et d’apprécier le travail réalisé. Action Altitude cherche toujours à être créative et propose des solutions alternatives quand les caractéristiques du chantier le justifie. Cette proposition commerciale est suivie afin de s’assurer qu’elle répond aux attentes.

Lors de la réalisation, nous respectons les conditions de la commande.

En fin de prestation lors de la signature du procès-verbal de réception, nous proposons aux clients une évaluation de leur satisfaction par le biais d’une enquête. Les réponses sont synthétisées et analysées afin d’alimenter notre boucle d’amélioration continue.

Optimiser la gestion des chantiers

Nous portons une attention toute particulière au lancement du chantier. Par expérience, nous avons intégré qu’un chantier préparé minutieusement se déroule dans de bien meilleures conditions. C’est une des clés de la réussite. Dans le cas contraire les pertes de production sont légion.

Les chantiers sont suivis par le chef de chantier qualifié. Ses missions sont multiples et en tout premier lieu, il s’assure que les techniciens évoluent en respectant les règles de sécurité. Dans notre métier, c’est primordial. Il porte aussi une attention toute particulière à la qualité des tâches réalisées.

En effet, la qualité finale s’obtient étape par étape. Il gère des réunions de chantier en calant la périodicité en fonction de la durée du chantier. Il profite du début de journée pour faire le point sur la journée passée et le planning de la journée à venir.

En fin de chantier, il réalise un bilan à chaud en recueillant les impressions des membres de l’équipe et présente sa propre vision. Il s’agit d’un échange, d’un partage d’expériences.

Le chef de chantier remonte à sa hiérarchie en quelques phrases une synthèse : respect des délais et faits marquants, satisfaction client et équipe.

Entretenir un réseau de fournisseurs innovants

Action Altitude met tout en œuvre pour établir un dialogue constructif avec ses fournisseurs. Nous analysons leurs propositions. En fin de chantier, nous confrontons les prévisions aux réalisations. Ainsi nous sommes en mesure de leur faire part de notre retour d’expérience sur les conditions de mise en œuvre et sur le résultat final.

Ce dialogue constructif nous permet de travailler avec un réseau de fournisseurs sélectionnés pour la qualité de leur produit et leur apport lors de la préparation des travaux. C’est une des raisons qui nous permet de proposer en toute sécurité des solutions innovantes à nos clients.

En contrepartie, Action altitude s’engage à régler les factures Fournisseur au plus tard à l’échéance convenue.

Développer l’esprit d’équipe

La gestion des équipes est basée sur les thèmes simples et efficaces : l’écoute, la motivation. Notre management s’adapte aux compétences et appétences de chacun : il apporte assistance, conseil aux débutants et il délègue certaines tâches aux collaborateurs confirmés et motivés pour le faire.

Avant d’écouter, il est nécessaire de susciter le dialogue, d’instaurer un climat de confiance, de susciter les idées. Les réunions, surtout informelles en début et en fin de journée, sont un moyen efficace de construire une relation de confiance et libérer la parole et donc d’être en mesure d’écouter.

L’autonomie est un puissant moyen pour motiver les collaborateurs. Il revient au chef de chantier de mesurer les degrés d’autonomie de chaque collaborateur et de leur proposer des challenges par le biais d’objectifs clairs et mesurables. Il lui revient aussi de donner du sens aux tâches à accomplir afin de construire un esprit d’équipe.

Maintenir l’objectif « ZERO » accident

La gestion de la sécurité commence par une bonne gestion du matériel. Nos collaborateurs doivent pouvoir bénéficier d’EPI opérationnels et exempts de tout défaut.

Le contrôle des EPI est réalisé selon les recommandations des fabricants et de manière approfondie tous les ans et de manière préventive tous les trimestres. Sont mis au rebut tous les matériels présentant une marque suspecte de dégradation, dont la date de péremption intervient durant le trimestre et ayant subi un traumatisme quelconque lors d’un chantier. Les EPI sont stockés selon les instructions des fabricants.

Il est primordial de connaître les règles de sécurité pour réaliser des travaux en hauteur. La sécurité passe donc par la formation. Tous les collaborateurs d’Action Altitude sont formés et homologués pour les travaux qu’ils réalisent. D’autre part, Action Altitude s’engage à organiser les chantiers afin que les règles de sécurité soient prises en compte et incluses dans les délais de réalisation.

C’est lors de la préparation et la mise en œuvre des chantiers qu’il convient de s’assurer qu’ils sont sécurisés. Le suivi du chantier permet de vérifier que les consignes et règles sont appliquées.

La sécurisation des tiers est organisée dès la proposition commerciale. De cette manière, nos clients sont associés à notre démarche. C’est le premier et le dernier travail que nous réalisons sur nos chantiers. De cette manière nous garantissons à nos clients l’intégrité de son personnel et de ses biens.

Action Altitude cherche par tous les moyens à conserver au travers de sa politique de sécurité l'objectif de « ZERO » accident.

Donner l’assurance de la qualité

La qualité, ce n’est pas chercher la perfection, c’est répondre aux attentes de nos clients. Notre volonté est de donner à nos clients l’assurance que le résultat final sera conforme aux délais, aux coûts et aux exigences fixés dans la proposition commerciale.

L’atteinte de cet objectif de qualité passe par la réalisation des objectifs détaillés dans les chapitres précédents. La QUALITE se construit au jour le jour sans oublier que la qualité finale d’une chaîne est égale à la qualité du maillon le plus faible.

Pour se donner toutes les chances de réussir, Action Altitude mise aussi sur deux points essentiels : la qualité des matériaux utilisés et la qualité des outils mis à disposition des techniciens.

La sûreté d'un système pris au sens le plus large associe deux concepts principaux :

  • la sécurité, qui caractérise l'attitude d'un dispositif à ne présenter aucun danger pour les personnes les biens et l'environnement,
  • la disponibilité, qui caractérise l'attitude d'un dispositif ou d'un système à assurer sa fonction à un instant donné ou pour une durée déterminée.

En matière de travaux sur corde, la première notion prime de loin sur la seconde. Si elle est importante dans tous les métiers, pour les travaux en hauteur, la gestion du risque est primordiale. Elle doit être l’ADN du cordiste. En matière de gestion de risque, le pire ennemie c’est la répétition, l’habitude. A force d’habitude, il est possible de lâcher prise et de dire « pour une fois … » et c’est l’accident !

La formation joue un rôle déterminant afin que la maitrise des risques soit une préoccupation constante du cordiste et bien sûr de la société qui l’emploie.

Quelques notions :

Un risque est un événement probable qui, s’il se produit, aura des conséquences néfastes (pour le cordiste, l’environnement, le client, …).

Pour mesurer le caractère néfaste d’un risque, il est couramment utilisé deux notions : la probabilité (ou occurrence) de survenance du risque et la gravité si le risque est avéré.

Probabilité : plus la corde est usée plus elle présente de risques de rompre.

Gravité : plus le positionnement du cordiste est élevé et plus la chute risque d’avoir des conséquences néfastes.

La criticité d’un risque est la combinaison de la probabilité et gravité.

En gestion des risques, il n’est pas possible d’agir sur le risque lui-même. Le risque est une conséquence : le cordiste est blessé. Il n’est possible d’agir que sur les causes (ou facteur de risque) qui ont conduit à cette chute (erreur du cordiste, défaillance du matériel, ..).

Les causes sont les éléments qui conduisent à la concrétisation d’un risque. Généralement, un risque ne survient que quand plusieurs causes se coordonnent.

La gestion du risque est un travail de prévention. Il faut identifier les risques potentiels, les causes qui peuvent produire ces risques et mettre en place des actions de prévention.

Ces actions de prévention sont de deux types (deux stratégies de maîtrise) :

  • actions de réduction du risque qui ont pour objectif de réduite la probabilité de survenance du risque (ex pour un risque d’incendie, il est possible d’interdire l’accès aux produits inflammables),
  • actions de couverture du risque qui ont pour objectif de diminuer la gravité des conséquences (ex : pour un risque d’incendie, il est possible de mettre à proximité d’un point sensible une bouche à incendie ou de positionner des extincteurs appropriés).

Ces deux stratégies (réduction et couverture) sont combinables. Pour un cordiste :

  • la réduction du risque amène le cordiste à se suspendre à deux cordes : une de maintien au travail et une autre en dispositif antichute.
  • la couverture du risque l’amène à utiliser des cordes semi-statiques pour absorber la force du choc.

La sécurité d'une intervention sur corde dépend directement de l'aptitude des dispositifs mis en œuvre à ne présenter aucun danger, c'est-à-dire à neutraliser les causes d'un accident. La sécurité est renforcée en appliquant, chaque fois que cela est possible, le principe de redondance (duplication des équipements chargés d'assurer une fonction donnée afin que l'on puisse se substituer à l'autre en cas de défaillance) :

  • amarrage de tête ou dérivation importante sur 2 points d'ancrage,
  • deux points d'attache (2 longes sur une ligne de vie, 2 bloqueurs, …),
  • deux cordes (une de maintien et l’autre en antichute).

Le manquement à cette exigence doit être justifié par un effet inverse en matière de sécurité (impératif de rapidité, d’évacuation d'urgence, entrave au secours, ...)

L'accident peut-être la conséquence de la confrontation à un environnement présentant un danger potentiel (conditions météorologiques, roche délitée, émanations toxiques, …) ou à des facteurs rendant possible sa survenance (défaillances du matériel, faute de l'opérateur)

Pour les cas étudiés liés à nos méthodes, les causes qui provoquent l’accident prennent la forme :

  • d’une chute de projectile : pierre outils,
  • d’une chute de hauteur avec collision contre un obstacle ou une force excessive exercée par le système de retenu,
  • d’une chute au sol : rupture du système de retenu,
  • d’une immobilisation prolongée en état d'inconscience. Analyse de la cause « chute de projectiles »

Ce risque est fréquent pour le cordiste et toute autre personne évoluant en contre bas. Des pierres, de l’outillage peuvent chuter. Les conséquences sont multiples : dégradation du matériel, blessures du cordiste ou des personnes environnantes, …

Autre exemple

Analyse de la cause « chute de hauteur avec collision contre un obstacle ou une force excessive exercée par le système de retenu »

Il s'agit d'une chute de hauteur, sans rupture du système de retenu. Pour autant des facteurs aggravants sont bien réels :

  • la réception de la chute contre un obstacle. Hors l'amortissement par un dispositif d'absorption d'énergie, une chute libre produira à la réception une énergie de 800 Joules pour 10 mètres de chute (masse de 80 kg) et une vitesse instantanée de 50 km/h.
  • une force d’interception (force choc) entrainant des lésions corporelles. La limite exigée pour les cordes dynamiques (force 2) est de 12 KN ce qui correspond à l’apparition de traumatismes corporels (soit un facteur de chute de l’ordre de 0.5 pour une corde statique).

Il n’existe pas de CAP, de BAC PRO ou de BTS pour sanctionner des formations spécialisées qui préparent aux techniques spécifiques de ce métier.

Les cordistes disposent maintenant de deux cursus de formation spécifiquement dédiés à leur métier. Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) et le Certification professionnelle Agent Technique Cordiste (CATC).

Depuis une vingtaine d’années maintenant, la profession de cordite, de travaux en hauteur ou de travaux acrobatiques s’est organisée notamment pour structurer la formation. En 2002, fut créée l’Association Développement et Promotion des Métiers sur Cordes (DPMC) par les partenaires sociaux de la filière Cordiste Française.

Deux cycles de formation sont agrées :

  • CQP : il s’agit d’un certificat créé et délivré par les professionnels du bâtiment et des travaux publics, il comporte 3 niveaux :
    • CQP 1 permet au détenteur d’être certifié « technicien cordiste »
    • CQP 2 correspond au rôle de chef de chantier « technicien confirmé »
    • CQP 3 permet d’assurer les formations avec un rôle de « technicien expert »
  • CATC : il s’agit d’une certification reconnue par la Commission Nationale des Certifications Professionnelles (CNCP) et enregistrée au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) de niveau V.

Dans l’ouest, il existe une formation complémentaire d'initiative locale le « FCIL travaux sur cordes ». Elle est enseignée au lycée Perret à Poitiers et fournit une attestation de formation qui permet de passer le CQP cordiste niveau 1 en candidat libre.

Contenu des formations

Prérequis : avoir une bonne condition physique, être apte aux évolutions en hauteur, maîtriser les bases techniques d’escalade.

CQP 1

Savoir se protéger : comprend l’utilisation des EPI, du harnais antichute et d’un équipement de maintien au travail, la mise en place d’un système d'arrêt des chutes, l’utilisation d’un antichute mobile sur support d'assurage flexible, l’utilisation d’un point d'ancrage avec absorbeur d'énergie et un point d'ancrage avec antichute à rappel automatique, l’utilisation d’un antichute mobile sur support d'assurage rigide et la mise en place un balisage.

Savoir se déplacer : comprend le déplacement sur une ligne de vie horizontale, sur une corde semi-statique verticale (montée, descente et passage de l'un à l'autre). Le passage d’un fractionnement, d’une déviation et un nœud. Le déplacement sur corde semi-statique oblique. Il est aussi nécessaire de gérer ses appréhensions et s’être exercé à la grande hauteur.

Savoir installer une corde : comprend la réalisation d’ancrages de tête, le couplage des ancrages la réalisation des fractionnements et des déviations, la gestion des frottements et l’installation d’une ligne de vie horizontale.

Connaître le matériel : comprend la connaissance des différentes familles de corde, leurs avantages / inconvénients, leur domaine d’utilisation, leur résistance, leur vieillissement, …et la maîtrise des notions de force de choc, de facteur de chute. Et aussi, pour tous les autres EPI (mousquetons, longes, descendeurs, poignées d'ascension, bloqueurs, …) l’appréhension de leur utilisation, de leur résistance, …

Savoir réaliser un secours : comprend la connaissance des principes généraux de déclenchement des secours, la maitrise des techniques afin de rejoindre un blessé sur descendeur à la montée et à la descente, de le mettre en sécurité ou de l’évacuer vers le bas sur descendeur.
NB - le cordiste doit être détenteur du certificat de sauveteur secouriste du travail.

Connaître des techniques de déplacement d'une charge : comprend de savoir utiliser une poulie, attacher une charge, lever une charge (mouflages, poulie-bloqueur, balancier) et de descendre une charge.

Appliquer les règles de sécurité : comprend d’être en mesure de connaître et de savoir présenter les éléments suivant : le décret du 8 janvier 1965, les principes de prévention (articles L230-2 et 3), le plan de prévention (décret 92-158 du 20 février 1992), le droit de retrait (articles L231-8 à 12), la coordination de sécurité (articles L235-1 à 19), le Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé (articles R238-31 à 36), les normes qui traitent des équipements utilisés.

CQP 2

Pour être en mesure de se présenter au CQP 2, il est nécessaire d'être titulaire du niveau 1 et d'avoir travaillé au moins 800 heures à la corde pour aborder ce niveau de formation.

La formation de niveau 2 intègre l’ensemble des acquis du niveau 1 ; sont présentés dans les énumérations ci-dessous que les éléments qui sont ajoutés pour acquérir le niveau 2.

Savoir se déplacer : comprend, en plus des acquis du niveau 1 :

  • de savoir se déplacer sur corde semi-statique oblique, sur plusieurs cordes simultanément, sur tyrolienne
  • de maîtriser le déplacement "en tête" avec une corde dynamique (passer la corde dans les points intermédiaires, installer un relais, assurer le premier, assurer le second)
  • de savoir installer un rappel
  • de connaître des techniques de substitution (à la montée et à la descente)
  • de savoir travailler en grande hauteur

Savoir installer une corde : Idem niveau 1

Connaître le matériel : comprend, en plus des acquis du niveau 1, de connaître les fibres techniques (Kevlar, Aramide, Dyneema…).

Savoir réaliser un secours : comprend, en plus des acquis du niveau 1 :

  • de prévoir et d’identifier, pour une situation donnée, les difficultés qui seront rencontrées lors d'un secours
  • de savoir installer et utiliser un dispositif de remontée d'un blessé
  • de savoir installer une corde sur un système débrayable

Connaître des techniques de déplacement d'une charge : comprend, en plus des acquis du niveau 1, de savoir passer un nœud dans un mouflage et de savoir passer un nœud dans un dispositif de descente de charge.

Appliquer les règles de sécurité : toutes les connaissances acquises au niveau 1 doivent être approfondies.

Avoir une aptitude à la prévention : ceci suppose de connaître les contenus et les objectifs de la formation, d’être apte à veiller à la sécurité d'un collègue et de travailler en équipe avec un niveau 1 en lui laissant l'autonomie nécessaire à l'acquisition de l'expérience.

CQP 3

Pour être en mesure de se présenter au CQP 3, il est nécessaire d'être titulaire du niveau 2 et de :

Savoir se protéger : idem niveau 2

Savoir se déplacer : idem niveau 2

Savoir installer une corde : Idem niveau 2

Connaître le matériel : comprend, en plus des acquis du niveau 2, d’être vérificateur EPI et de savoir les gérer.

Savoir réaliser un secours : Idem niveau 2

Connaître des techniques de déplacement d'une charge : comprend, en plus des acquis du niveau 2, de savoir gérer les opérations de levage

Maîtriser la réglementation et, en plus des approfondissements du niveau 2, il convient :

  • de savoir rédiger les documents obligatoires :
  • de savoir établir et rédiger un plan de prévention, évaluer les risques de l'activité pour l'environnement le droit de retrait (articles L231-8 à 12) de coordonner la sécurité (articles L235-1 à 19) et intégrer les mesures de prévention générales d'un chantier
  • de savoir établir et rédiger un PPSPS (Plan Particulier de Sécurité et de Protection de la Santé [articles R238-31 à 36])

CATC

Ce certificat est inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) diplôme d’Etat de niveau V.

Le CATC permet aussi de valider un portefeuille de compétences internationales.

Nous nous intéresserons ici au travail en hauteur et la réglementation traitant des risques inhérents au travail en hauteur et plus précisément aux Equipements de Protection Individuelle (EPI).

Dossier - Risques liés aux chutes de hauteur

La réglementation ne définit pas le travail en hauteur. Il revient à l’employeur de réaliser cette analyse, d’identifier et d’évaluer les risques liés au travail en hauteur. Le code du travail définit les règles de mise en œuvre (conception, aménagement, utilisation) des lieux de travail et de leur équipement pour le travail en hauteur. Des règles spécifiques régissent certaines catégories de travailleurs notamment les cordistes.

Le risque de chute ne déroge pas aux autres risques, il est traité selon les dispositions du code du travail et suit la méthodologie générale : identification, analyse (probabilité et gravité) des risques (ou facteurs de risque) et mise en œuvre d’actions préventives de réduction et de couverture des facteurs de risque.

De nombreux articles du code du travail sont écrits afin de gérer les risques de chute en hauteur en concevant des lieux sécurisés. Ils traitent entre autre des plateformes, des passerelles, des milieux confinés (puits, cuves, bassins, …) et leur accès (trappes, ouvertures de descentes, …), des toitures, du nettoyage des vitrages dans les articles R. 4224-5, -7,et -8, R. 4214-2 et -5.

Quand des risques sont identifiés pour certains lieux et qu’il n’est pas possible de les sécuriser, l’employeur doit les signaler et surtout prendre toutes les sécurités afin que seuls des techniciens autorisés puissent y accéder.

Travaux temporaires en hauteur

Il existe une « catégorie » de travaux en hauteur particulière, il s‘agit des travaux « temporaires » en hauteur. C’est bien entendu le domaine d’activité d’Action Altitude.

La réglementation dans son article R. 4328-58 précise que le poste de travail doit être conçu pour garantir la sécurité et permettre une exécution des tâches dans des conditions ergonomiques. L’article R. 4323-59 décrit les moyens à mettre en œuvre pour prévenir des risques de chute en hauteur (garde-corps, plinthe, main courante, lisse ou tout autre moyen assurant une sécurité équivalente).

La réglementation présente les installations permanentes comme la référence. Cependant quand les travaux ne peuvent pas être exécutés à partir d’un poste fixe et sécurisé, ils doivent être réalisés à partir d’Equipements de Protection Collective (EPC) (article R. 4323-62). Par définition, les EPC sont des dispositifs techniques qui isolent du danger sans que le travailleur ait à intervenir (garde-corps, échelle à crinoline, …).

Enfin, comme pour les installations permanentes, les EPC ne peuvent pas toujours être mis en place. Dans ce cas, l’article R4323-61 définit les conditions d’utilisation des Equipements de Protection Individuelle (EPI). Les EPI arrivent au bout de la chaîne de la protection des risques de chute en hauteur, et ils sont souvent décriés.

La CNAMT a rédigé une recommandation R430 pour pallier les dispositifs non couverts par la directive européenne 89/686/CE et la norme EN 795 classe A, C et D. La protection collective ne s’impose pas obligatoirement par rapport à la protection individuelle. Les EPI sont très encadrés par la législation et peuvent être utilisés en tout sécurité si l’opérateur observe la réglementation en vigueur. Comme dans toutes les autres circonstances de travail, il est indispensable et parfois vital de respecter scrupuleusement les règles de sécurité.

Trois critères sont à prendre en compte pour le choix de la protection à mettre en œuvre : la population, la fréquence et la durée.

Si les opérateurs sont clairement identifiés, formés et habilités aux travaux en hauteur avec EPI, si la fréquence est occasionnelle et si la durée est limitée, alors, il est possible de recourir aux moyens de protection individuelle.

Ce sujet peut aussi être abordé sous un autre angle : pour réaliser une prestation, est-ce que l’utilisation d’EPI est une contrainte acceptable ? Et/ou, comment rendre cette contrainte acceptable notamment sur la durée ? En analysant le poste de travail et en intégrant le point de vu de l’opérateur, l’employeur peut orienter son choix et prendre les meilleures dispositions.

Utilisation des EPI

L’article R4323-89 définit les conditions indispensables du poste de travail d’un cordiste.

L’utilisation de cordes pour travailler est soumise aux règles suivantes :

  1. Le cordiste est accroché avec deux cordes :
    • une corde de maintien ou corde de travail servant de moyen d’accès, de soutien et de descente,
    • une corde de sécurité avec systèmes d’arrêt de chute,
  2. Le cordiste est sanglé dans un harnais antichute relié aux deux cordes (maintien et sécurité) Tous les EPI qui relient le cordiste aux cordes (bloqueurs, descendeurs, mousquetons, …) sont homologués aux normes CE.
  3. La corde de travail est équipée d'un mécanisme homologué de descente et de remontée avec système autobloquant pour palier à une perte de contrôle de l’opérateur. La corde de sécurité dispose d'un système antichute mobile qui doit suivre les déplacements du cordiste.
  4. Tous les matériels nécessaires à la réalisation des tâches doivent être reliés au cordiste par les outils appropriés (mousquetons, longes, …) afin d’éviter leur chute.
  5. L’exécution des tâches est organisée et supervisée afin que les secours puissent intervenir immédiatement. (il faut toujours être préparé au pire et à l’imprévisible).
  6. Les opérateurs ont suivi une formation appropriée aux travaux sur cordes qui inclut obligatoirement les procédures de sauvetage. Le contenu de cette formation est précisé aux articles R. 4141-13 et R. 4141-17. Elle est renouvelée dans les conditions prévues à l'article R. 4323-3. ».

L’article R4323-90 régit les règles qui pourraient conduire le cordiste à n’évoluer que sur une seule corde. Cet article précise que, dans cette situation, le cordiste ne doit jamais rester seul. L’utilisation d’une seule corde peut être envisagée lors de manipulation de sauvetage.

Elagage

Les travaux réalisés dans les arbres pour les élaguer, les abattre ou encore pour les éhouper présentent des caractéristiques particulières en terme de sécurité. En effet, l’utilisation de deux cordes dans cette situation (une de maintien et l’autre de sécurité) est analysée plus dangereuse que si l’élagueur n’est suspendu que par une seule corde. L’arrêt du 4 août 2005 définit les conditions d’utilisation de cette corde unique. L’article 2 du présent arrêté précise :

  • que, lors de la progression, l’opération doit être organisée par l’élagueur de manière à ce qu’en cas de rupture du point d’ancrage, la chute ne dépasse pas un mètre.
  • que, quand l’élagueur est en position de travail donc stabilisé, il doit être accroché par un moyen complémentaire et indépendant pour se sécuriser et, ainsi, avoir une double protection.

Le matériel ou Equipement de Protection Individuelle (EPI) du cordiste est soumis à deux directives européennes : une première porte sur la conception et l’autre sur l’utilisation

La réglementation précise qu’« il est interdit d’exposer, de mettre en vente, d’importer, de louer, de céder à quelque titre que ce soit ou d’utiliser des dispositifs ou des produits de protection qui ne sont pas de nature à garantir les travailleurs contre les dangers de tous ordres auxquels ils sont exposés ».

Une directive européenne détermine par catégorie d’EPI les procédures de certification et les règles techniques auxquelles ils doivent répondre pour bénéficier d’une libre circulation dans la CE (Communauté Européenne).

Les normes à respecter dans la prévention des chutes de hauteur différencient :

  • le maintien au travail : dispositif destiné à soutenir le travailleur en hauteur et l’empêcher de chuter,
  • le système d’arrêt des chutes : dispositif qui rend les conséquences des chutes « acceptables ».

Quand on traite le sujet des travaux en hauteur, il est nécessaire de distinguer entre le cordiste dont la spécialité est de se déplacer en maintien sur corde et le technicien en appui sur une surface stable. Les matériels peuvent diverger.

Le casque

Les casques sont une protection indispensable contre les chocs et les impacts de petits projectiles. Ils protègent des traumatismes et des fractures de la boîte crânienne et permet l'amortissement d'un choc au niveau des cervicales. Attention, ils ne rendent pas pour autant invulnérable !

Les casques utilisés dans la profession sont aux normes CE industriel. Pour éviter une possible strangulation, la jugulaire doit s'ouvrir à une certaine traction entre 15 daN et 25 daN (décanewton ou daN). Les trous d'aération sont proscrits. Le casque doit être correctement ajusté à la tête du sujet.

Les chaussures

Suivant l'environnement où évolue le cordiste, il peut être astreint à porter des chaussures de sécurité munies de coques métalliques en bout de pied. Elle protège du risque d'écrasement des orteils. Elles seront de préférence montantes afin de maintenir la cheville et munies d'une semelle adhérente. Le cordiste ne peut se satisfaire du manque d'adhérence des semelles des modèles courants.

Le harnais

Le terme de harnais désigne l'ensemble des sangles et accessoires disposés autour du corps du cordiste et qui supporte le poids de celui-ci. Il assure la sécurité et le confort de l'utilisateur, il est relié à une corde par l'intermédiaire d'appareil (bloqueur, descendeur, …) ou d’un nœud d'encordement. Il existe plusieurs harnais ayant le label CE industriel.

  • Le harnais complet comprend : sangles de cuisse, ceinture et bretelles. Ils sont indispensables pour utiliser un système antichute qui doit être relié à un point d'attache sternale ou dorsale.
  • Le harnais cuissarde comprend sangles de cuisse et ceinture. Ils sont adaptés à la suspension, ils assurent une grande liberté de mouvement tout en restant efficaces dans le maintien. Réglementairement, ce sont des ceintures de maintien au travail mais ils ne sont pas homologués antichute.

Bien qu’un effort ait été réalisé par les concepteurs de harnais pour les rendre confortable, une suspension prolongée reste pénible, fatigante voir traumatisante pour le dos. Les cordistes ont pris l’habitude d’utiliser des sellettes (sorte de tablette qui permet au cordiste de travailler « assis »). Maintenant, les sellettes qui augmentent de manière importante le confort du poste de travail sont devenues obligatoires dans la profession.

Les longes

Les longes servent à relier le harnais aux outils de progression. Elles sont confectionnées avec de la corde dynamique ; l'élasticité de ce type de corde permet d'absorber l’énergie produite par un retour brutal sur les points de suspension. Elles sont d'un diamètre de 10,2 mm minimum.

Les longes sont fixées au harnais par un nœud en « huit tressé » ou par un connecteur à vis.

En aucun cas, il ne faut utiliser des éléments statiques pour réaliser des longues car n’étant pas élastiques, ils n’absorbent pas les chocs, sollicitent anormalement les ancrages qui risquent de céder et peuvent créer des traumatismes chez le cordiste. Le renouvellement des longes doit être fait dès l'apparition de signes extérieurs d'usure de la gaine ou des nœuds (peluches, fils coupés, …) et dans tous les cas après un choc violent.

Les mousquetons

Les mousquetons sont des éléments essentiels de la chaîne d'assurage. Dans la terminologie des normes, ils sont appelés « connecteurs ». Leur rôle est de relier le cordiste aux ancrages par l'intermédiaire d'une corde. Ils servent aussi à suspendre du matériel.

Leurs résistances diffèrent suivant l'axe de l'effort. Les résistances minimales exigées sont de 2250 daN dans le grand axe et de 660 daN dans l'axe étroit. Ils doivent toujours travailler dans l’axe long et doigt fermé (doigt ouvert un mousqueton se déforme sous l'effort jusqu'à s'ouvrir totalement). De la même manière, le fait de positionner un mousqueton en porte-à-faux sur un rebort peut provoquer sa rupture en cas de choc.

On distingue deux types de mousqueton :

Les mousquetons simples :

Ils sont utilisés principalement pour l'ancrage sur une corde dynamique en rendant solidaire la corde avec les ancrages en place. Ils ne sont pas totalement fiables en cas de chute car un phénomène appelé « effet de fouet » peut faire sortir la corde du mousqueton. Pour diminuer ce risque, il faut constamment veiller au bon placement de la corde. Les chaînes de mousquetons sont dangereuses, elles génèrent un risque de décrochage. Les mousquetons s’utilisent aussi pour les dérivations.

En fait, ils demandent trop de surveillance, ils ne sont donc utilisés que pour suspendre du matériel.

Les mousquetons de sécurité :

Trois types de sécurité existent avec pour objectif que le doigt ne puisse s’ouvrir : à vis, à baïonnette et à « autolock ». Les premiers sont les plus fiables. Les fermetures automatiques présentent des avantages (fermeture systématique) et des inconvénients (ouverture en cas de choc sur le doigt).

On trouve principalement deux formes de mousqueton :

  • En forme de poire, ils facilitent les manœuvres de corde par leur grande largeur,
  • En ovale symétrique, ils sont adaptés aux divers appareils (bloqueurs, poulies, …).

Les mousquetons très légers utilisés pour l'escalade sportive sont à rejeter. Leur résistance à l'abrasion (frottement d'une corde boueuse sous charge, cisaillement d'une pièce métallique tranchante) est trop faible.

Les mousquetons classiques en alliage d'aluminium (Zycral par exemple) sont d’un emploi aisé. Bien que s’usant plus vite que ceux en acier, ils offrent une résistance suffisante.

Les mousquetons en acier plus lourd résistent bien à l'usure due aux frottements. Par contre mis en charge doigt ouvert, ils se déforment et deviennent inutilisables. De plus, leur manipulation est malaisée car le doigt d'ouverture s'accroche facilement aux gants ou à tout autre matériel. Ils s'emploient couramment pour réaliser des amarrages de tête.

Les cordes

Objets d'où provient l'appellation de la profession, elles sont les pièces centrales des dispositifs de déplacement en hauteur. Il est indispensable d’acquérir les connaissances nécessaires pour les utiliser et les solliciter dans de bonnes conditions de sécurité.

Une corde est composée d'une gaine et d'une âme.

La gaine est composée de faisceaux (c'est le nombre de brins qui la constitue). Lorsque le nombre de faisceaux augmente :

  • l'épaisseur de la gaine diminue,
  • la proportion de l'âme augmente,
  • ses performances dynamiques sont meilleures,
  • la finesse et la douceur du toucher sont améliorées.

Il existe des cordes à 32, 40 ou 48 fuseaux. Les cordes à faible nombre de fuseaux résistent mieux à l'abrasion mais ont de moins bonne qualité physique. La gaine joue un rôle de protection de l'âme mais elle contribue aussi à hauteur de 30 % à la résistance de la corde.

L'âme de la corde est l’élément qui détermine principalement sa résistance. Elle est constituée d’une multitude de fils réunis en câblés. Les cordes où ces câblés sont tressés n’offrent pas d’avantage particulier.

Les cordes sont livrées avec un marquage en bout de corde qui indique :

  • CE 0333 → conformité aux exigences / N° du laboratoire de contrôle,
  • A 11 → N° norme / Diamètre de la corde.

Sur les cordes, la marque B indique un diamètre inférieur à 10 mm Ces cordes ne sont pas adaptées au maintien du poste de travail.

Divers caractéristiques sont exigées dont notamment :

  • la résistance à la rupture : force sous laquelle la corde se rompt lorsqu'elle est soumise à une traction lente, elle doit être au minimum de 2200 daN,
  • la force choc : force calculée à partir d'un facteur de chute de 0,3 avec une masse de 100 kg, elle doit être inférieure à 600 daN,
  • l’allongement : extension que subit la corde entre une charge de 50 kg tenue pendant une minute et une charge de 250 kg tenue pendant une minute : l’allongement doit être inférieur à 5 %.

Exemple : pour les cordes A 11 couramment employées dans la profession, on trouve les valeurs suivantes : résistance à la rupture 3090 daN, force choc 550 daN et allongement 1,8 %.

Il existe 3 grands types de corde, chacun destiné à un usage précis et souvent incompatible avec une autre utilisation.

Les cordes semi-statiques

Leur faible allongement sous charge (les fibres n’ayant subis aucun traitement thermique) et leur bonne résistance à l'abrasion en font l'outil idéal pour les accès par corde et le maintien au poste de travail. Elles permettent le déplacement ou la progression dans tous les cas de suspension sur cordes.

A l'inverse, bien que résistante à des chutes de facteur 1, elle est impropre à amortir une chute libre.

Les cordes dynamiques

Utilisée dès que le cordiste est confronté à un risque de chute en situation de premier de cordée. Leur élasticité permet d'absorber l'énergie libérée lors de cette chute. Cette élasticité se mesure par le pourcentage d'allongement de la corde sous une charge donnée (Cf. définition ci-dessus). Cette élasticité est obtenue en faisant subir au fil un traitement en autoclave qui produit une rétractation et augmente les qualités d'amortissement des chocs et d'absorption d'énergie. A contrario, l’élasticité rend l'usage de cordes dynamiques incompatibles avec une progression sur des engins de maintien au travail. L'effet « yo-yo » (ondulation due à leur élasticité) la rendant particulièrement sensible à l'abrasion lors d'une remontée.

On trouve trois types de corde dynamique destinée à un usage sportif :

  • la corde à simple (diamètre de 9,8 mm à 11 mm) permet de s'encorder sur un seul brin,
  • la corde à double (corde de rappel de diamètre 8,8 mm à mm) permet de « mousquetonner » alternativement un brin puis l'autre si les points d'assurage ne sont pas trop éloignés (ce qui diminue la force choc en cas de chute),
  • la corde jumelée, très légère, dont les deux brins doivent être utilisés simultanément.

Dans les rares situations d'usage professionnel, on ne retient que la corde à simple et la corde à double (ou corde de rappel) dont on mousquetonnera systématiquement les deux brins afin d'éviter toute confusion possible avec l'usage d'une corde jumelée.

Les cordes statiques

Fabriquées en kevlar, en Dyneema ou en Spectra, son l'allongement est pratiquement nul. Leurs qualités résident dans une très grande résistance pour un faible poids. Utilisées dans des cas précis et uniquement en suspension, leur usage est globalement proscrit pour toutes les situations professionnellement courantes et strictement proscrit pour l’assurage.